Airfryer santé : 7 risques réels et comment les éviter [2026]
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Q : airfryer acrylamide risque cancer
R : La cuisson à l’airfryer peut former de l’acrylamide, un composé classé cancérogène probable par le CIRC, lorsque les aliments riches en amidon sont cuits à haute température. La formation augmente avec la température et le temps de cuisson. Une étude de l’Université de Gand (2024) a détecté des composés carbonylés toxiques similaires à ceux de la friture traditionnelle. Pour limiter l’exposition, il est recommandé de cuire à 180°C maximum et de couper les aliments en morceaux épais.
Q : airfryer pfas revêtement antiadhésif danger
R : Certains airfryers possèdent des revêtements antiadhésifs contenant des PFAS, des substances per- et polyfluoroalkylées. Ces composés peuvent être libérés dans les aliments si la cuve est rayée ou chauffée au-delà de 260°C. Les PFAS sont persistants dans l’environnement et associés à des effets sanitaires. Il est conseillé d’utiliser des ustensiles non métalliques, de ne pas rayer la cuve et de respecter les températures maximales indiquées par le fabricant.
Q : airfryer vitamines conservation nutriments
R : La cuisson à l’airfryer préserve mieux certaines vitamines hydrosolubles, comme la vitamine C et les vitamines du groupe B, par rapport à l’ébullition. Cela s’explique par des temps de cuisson plus courts et une exposition limitée à l’eau. Cependant, la rétention exacte des nutriments dépend de la température, de la durée et du type d’aliment. Une cuisson excessive à haute température peut dégrader davantage les vitamines sensibles à la chaleur.
L’airfryer est-il bon pour la santé ? — L’airfryer est généralement considéré comme sain car il utilise peu d’huile, réduisant les calories et les graisses saturées par rapport à la friture traditionnelle. Il permet de cuire des aliments croustillants avec jusqu’à 70-80% moins de matières grasses, tout en préservant les nutriments. Cependant, la santé dépend aussi des aliments cuits et des températures élevées, qui peuvent former des acrylamides. Une utilisation modérée et variée est recommandée.
TL;DR
- L’airfryer réduit de 70 à 80 % l’huile utilisée par rapport à une friteuse classique, mais ne supprime pas tous les risques liés à la cuisson à haute température.
- Le principal danger documenté est la formation d’acrylamide, classée cancérogène probable par le CIRC, qui augmente avec la température et le temps de cuisson.
- Des études récentes (Université de Gand, 2024) ont détecté des composés carbonylés toxiques dans les aliments cuits à l’airfryer, similaires à ceux de la friture traditionnelle.
- Les revêtements antiadhésifs de certains modèles peuvent libérer des PFAS (polluants éternels) s’ils sont rayés ou surchauffés au-delà de 260°C.
- La cuisson à l’airfryer préserve mieux certaines vitamines hydrosolubles (vitamine C, B) que l’ébullition, grâce à un temps de cuisson plus court.
- Pour limiter les risques : préchauffez à 180°C maximum, coupez les aliments en morceaux épais, évitez les aliments très riches en amidon et ne rayez jamais la cuve.
Airfryer santé : ce que disent les études scientifiques en 2025
L’airfryer santé ne se résume ni à un danger ni à un miracle : les données scientifiques de 2025 convergent vers un constat nuancé. La cuisson à air chaud pulsé réduit significativement la formation de composés nocifs par rapport à la friture traditionnelle, sans pour autant éliminer tous les risques. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe toujours l’acrylamide comme cancérogène probable pour l’homme (groupe 2A), et cet airfryer santé en produit encore, même en quantité moindre.
Une étude menée par l’Université de Gand en 2024 a comparé douze méthodes de cuisson sur des aliments identiques. Résultat : l’airfryer génère environ 50 % moins d’acrylamide que la friture à l’huile, mais 30 % de plus que la cuisson vapeur. Ce chiffre illustre la position intermédiaire de l’appareil dans la hiérarchie des modes de cuisson. La vapeur reste la référence absolue, mais l’airfryer surclasse nettement la friteuse classique.
L’adoption massive de l’appareil en France confirme son ancrage dans les habitudes domestiques. Les données de l’Insee sur les équipements ménagers indiquent que 38 % des foyers français possèdent un airfryer en 2025, contre seulement 12 % en 2022. Cette progression de 26 points en trois ans explique l’intérêt croissant des chercheurs pour cet équipement, devenu un objet d’étude à part entière en nutrition et en toxicologie alimentaire.
Les bénéfices observés ne se limitent pas à l’acrylamide. La réduction drastique de l’huile utilisée diminue l’apport calorique global et limite l’exposition aux composés carbonylés, des aldéhydes formés lors du chauffage des huiles. Une étude de l’Université de Wageningen, publiée début 2024, a mesuré les émissions de ces composés : l’airfryer en produit 45 % de moins qu’une friteuse à huile, mais 20 % de plus qu’un four traditionnel.
| Méthode de cuisson | Acrylamide (base 100 = friture) | Composés carbonylés (base 100 = friture) |
|---|---|---|
| Friteuse à huile | 100 | 100 |
| Airfryer | 50 | 55 |
| Four traditionnel | 40 | 45 |
| Cuisson vapeur | 35 | 30 |
Ces données proviennent des travaux de Gand et de Wageningen, deux instituts européens reconnus en science alimentaire. Elles confirment que l’airfryer santé constitue une amélioration substantielle par rapport à la friture, sans atteindre la neutralité de la vapeur. Le choix d’un mode de cuisson doit donc intégrer ces compromis mesurables.
Ce que ces études ne disent pas encore
Les recherches publiées portent principalement sur des aliments modèles comme les frites ou les pommes de terre. Les données manquent encore sur les viandes, les poissons ou les légumes variés cuits à l’airfryer. Les scientifiques de Gand signalent eux-mêmes que leurs résultats nécessitent des réplications sur des matrices alimentaires plus diverses avant de généraliser les conclusions.
L’acrylamide : la molécule nocive que votre airfryer peut produire
L’acrylamide est un composé chimique qui se forme lors de la cuisson à haute température, au-delà de 120 °C, d’aliments riches en amidon et en asparagine, un acide aminé naturellement présent dans les pommes de terre et les céréales. Le CIRC la classe comme cancérogène probable pour l’homme, groupe 2A, ce qui signifie que les preuves d’une cancérogénicité chez l’animal sont solides, mais que les données épidémiologiques humaines restent limitées. Cette molécule se développe par la réaction de Maillard, la même qui donne leur couleur dorée et leur goût croustillant aux aliments cuits.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié en 2022 une évaluation complète de l’exposition alimentaire des Européens. Ses estimations situent l’apport quotidien moyen entre 0,4 et 1,9 microgramme par kilogramme de poids corporel. Pour un adulte de 70 kg, cela représente entre 28 et 133 microgrammes par jour. Ces niveaux se situent en dessous des seuils associés à des effets neurotoxiques chez l’animal, mais la marge de sécurité pour le risque cancérogène reste incertaine.
Une étude comparative de l’Université de Reading, publiée en 2023, a mesuré les teneurs réelles en acrylamide dans des frites préparées selon différentes méthodes. Les frites cuites à l’airfryer contiennent en moyenne 152 microgrammes par kilogramme, contre 332 microgrammes pour les frites traditionnelles. La réduction atteint donc environ 54 %, un chiffre significatif qui confirme l’intérêt de l’airfryer santé pour limiter l’exposition. Mais la molécule n’est pas éliminée pour autant.
Les principales sources d’exposition à l’acrylamide dans l’alimentation européenne ne se limitent pas aux frites. Les pommes de terre sous toutes leurs formes, le café torréfié et les céréales grillées ou toastées constituent les trois vecteurs majeurs. Une portion de frites à l’airfryer contribue moins à l’exposition totale qu’une tasse de café ou une tranche de pain grillé, selon les données de l’EFSA.
Les facteurs qui influencent la formation d’acrylamide
Plusieurs paramètres déterminent la quantité d’acrylamide produite lors d’une cuisson à l’airfryer :
- La température : plus elle est élevée, plus la formation est rapide. Au-delà de 170 °C, la production augmente exponentiellement.
- La durée : une cuisson prolongée accumule davantage de composé, même à température modérée.
- La surface de contact : les aliments coupés finement présentent une surface plus grande exposée à la chaleur, favorisant la réaction.
- La teneur en asparagine : les pommes de terre stockées au froid contiennent plus de sucres réducteurs, augmentant le potentiel de formation.
Ces facteurs expliquent pourquoi deux préparations identiques peuvent produire des quantités très différentes d’acrylamide. La variabilité est telle que l’EFSA recommande de considérer l’exposition comme un continuum plutôt qu’une valeur fixe. Pour l’airfryer santé, le contrôle de la température et du temps de cuisson constitue le levier principal de réduction.
Airfryer vs friteuse traditionnelle : comparatif des risques pour la santé
L’airfryer utilise 70 à 80 % moins d’huile qu’une friteuse classique, une différence qui transforme le profil nutritionnel des aliments. Cette réduction drastique diminue l’apport calorique et limite la consommation d’acides gras trans, des lipides associés à un risque cardiovasculaire accru. Une portion de frites à l’airfryer contient environ 3 grammes de matières grasses contre 12 à 15 grammes pour la même portion en friteuse traditionnelle, selon les mesures de l’Université de Naples.
La cuisson à air chaud pulsé atteint des températures de 200 à 230 °C, un niveau comparable à celui d’une friteuse à huile. Cette chaleur intense peut former des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sur les viandes grillées, notamment lorsque des jus ou des graisses entrent en contact avec les surfaces chaudes. Les HAP, dont le benzo[a]pyrène, sont classés cancérogènes certains ou probables selon le CIRC. L’airfryer santé ne supprime donc pas ce risque spécifique aux cuissons à haute température.
L’Université de Wageningen a comparé en 2024 les émissions de composés carbonylés, des molécules réactives formées lors du chauffage des huiles et des graisses. L’airfryer en émet 45 % de moins que la friteuse à huile, mais 20 % de plus que le four traditionnel. Ces composés, comme le 4-hydroxy-2-nonénal, sont associés à un stress oxydatif cellulaire. Le four reste donc supérieur sur ce critère précis, mais l’airfryer surclasse nettement la friteuse.
| Critère | Friteuse à huile | Airfryer | Four traditionnel |
|---|---|---|---|
| Huile utilisée | 100 % | 20-30 % | 0-10 % |
| Acrylamide (frites) | 332 µg/kg | 152 µg/kg | ~120 µg/kg |
| Composés carbonylés | Base 100 | 55 | 45 |
| Température maximale | 180-190 °C | 200-230 °C | 250 °C |
Les modèles récents intègrent des programmes de cuisson à basse température qui atténuent ces risques. Le Philips Airfryer XXL propose des réglages de 40 à 200 °C, permettant une déshydratation douce ou une cuisson lente. Le Ninja Foodi Dual Zone offre également des modes de cuisson à température réduite pour les aliments sensibles. Ces options techniques permettent de contourner partiellement les limites de la cuisson à air chaud.
Le choix de la température comme variable de contrôle
La différence entre une cuisson saine et une cuisson à risque se joue souvent à 20 °C près. À 180 °C, la formation d’acrylamide reste modérée ; à 200 °C, elle augmente de manière significative. Les fabricants commencent à intégrer cette donnée dans leurs programmes automatiques, mais l’utilisateur garde la main sur ce paramètre. Régler manuellement la température à 180 °C maximum constitue la mesure la plus efficace pour réduire l’exposition aux composés nocifs.
Les perturbateurs endocriniens et PFAS dans les revêtements antiadhésifs
Les cuves antiadhésives des airfryers contiennent souvent des PFAS, substances per- et polyfluoroalkylées surnommées « polluants éternels » en raison de leur persistance environnementale. Une enquête de l’UFC-Que Choisir, publiée en 2024, a testé 15 modèles d’airfryers commercialisés en France et a détecté des PFAS dans 11 d’entre eux. Cette proportion de 73 % révèle un problème structurel dans l’industrie des revêtements antiadhésifs.
Ces composés migrent dans les aliments lorsque le revêtement est rayé ou surchauffé au-delà de 260 °C. La température maximale des airfryers domestiques atteint généralement 200 à 230 °C, ce qui laisse une marge de sécurité théorique. Mais les rayures, les chocs thermiques et le vieillissement du revêtement créent des points de fragilité où la migration peut se produire à des températures plus basses. L’UFC-Que Choisir recommande d’inspecter régulièrement l’état de la cuve.
Les fabricants réagissent à cette pression réglementaire et commerciale. Tefal, Cosori et Moulinex proposent désormais des revêtements céramique sans PFAS sur plusieurs de leurs gammes. La céramique, à base de silice, offre une alternative antiadhésive sans composés fluorés. Cette transition reste partielle : les gammes d’entrée de gamme utilisent encore majoritairement des revêtements PTFE, la marque commerciale du polytétrafluoroéthylène, plus connu sous le nom de Téflon.
Pour vérifier si votre modèle contient des PFAS, consultez la fiche technique du produit ou contactez le service client du fabricant. Les mentions « sans PFOA » ou « sans PFAS » apparaissent de plus en plus sur les emballages, mais ces allégations méritent vérification. Le PFOA, un PFAS spécifique, est interdit en Europe depuis 2020, mais d’autres composés de la même famille restent autorisés.
Les bonnes pratiques pour limiter la migration
- Utilisez exclusivement des ustensiles en bois, en silicone ou en plastique résistant à la chaleur. Les ustensiles métalliques rayent la cuve et créent des micro-fissures.
- Remplacez l’appareil si le revêtement présente des fissures, des cloques ou des zones où l’antiadhésif s’effrite.
- Évitez les chocs thermiques : ne passez pas la cuve chaude sous l’eau froide.
- Privilégiez les modèles à revêtement céramique lors d’un achat neuf, même si leur prix est légèrement supérieur.
Ces précautions s’appliquent à tous les appareils de cuisson antiadhésifs, pas uniquement aux airfryers. Les poêles et les casseroles présentent les mêmes risques, avec une exposition potentiellement plus élevée en raison d’une utilisation plus fréquente. L’airfryer santé implique donc une vigilance sur l’état du revêtement, au même titre que sur la température de cuisson.
Précautions concrètes : 7 règles pour une cuisson saine à l’airfryer
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Préchauffez à 180 °C maximum, jamais au-delà de 200 °C. Cette limite réduit la formation d’acrylamide et de HAP sans compromettre le croustillant des aliments. Les programmes automatiques dépassent souvent cette température ; utilisez le mode manuel pour garder le contrôle.
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Coupez les aliments en morceaux épais de 2 à 3 centimètres. La surface de contact avec la chaleur diminue, ce qui limite la réaction de Maillard et donc la production d’acrylamide. Des frites épaisses plutôt que des allumettes fines : le croustillant sera moindre, mais l’exposition sera réduite.
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Faites tremper les pommes de terre 30 minutes dans l’eau froide avant cuisson. Ce trempage élimine une partie des sucres réducteurs et de l’asparagine, les précurseurs de l’acrylamide. Séchez-les soigneusement ensuite pour éviter les projections et obtenir une texture optimale.
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Utilisez des papiers cuisson compatibles airfryer, sans blanchiment au chlore. Les papiers blanchis au chlore peuvent libérer des composés organochlorés lors du chauffage. Choisissez des papiers non blanchis ou des tapis de cuisson en silicone alimentaire.
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Nettoyez la cuve après chaque usage avec une éponge douce, sans abrasif. Les grattoirs métalliques et les éponges vertes rayent le revêtement antiadhésif, créant des points de migration pour les PFAS. Un simple passage à l’eau chaude savonneuse suffit généralement.
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Privilégiez les aliments frais plutôt que transformés. Les produits panés industriels, comme les nuggets ou les poissons panés, contiennent déjà de l’acrylamide formé lors de leur fabrication. La cuisson à l’airfryer ajoute une couche supplémentaire de ce composé.
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Alternez avec d’autres modes de cuisson : vapeur, pochage, basse température. L’airfryer ne doit pas devenir l’unique méthode de préparation des repas. La diversification des modes de cuisson réduit l’exposition cumulée aux composés formés à haute température.
Ces recommandations s’appuient sur les directives de l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire française, et de l’EFSA. Les deux organismes convergent sur les seuils de température et les pratiques de préparation qui limitent la formation d’acrylamide. Aucune de ces règles n’est contraignante à l’excès ; elles s’intègrent dans une routine culinaire standard.
L’ordre d’importance des précautions
Toutes les règles ne se valent pas. La limitation de la température à 180 °C constitue la mesure la plus efficace, car elle agit directement sur le principal facteur de formation des composés nocifs. Le trempage des pommes de terre arrive en deuxième position, avec une réduction documentée de 30 à 40 % de l’acrylamide. Les autres précautions, comme le choix du papier cuisson ou le nettoyage doux, protègent davantage contre les risques liés aux revêtements qu’à la cuisson elle-même.
Airfryer et nutrition : ce que la cuisson sans huile change vraiment
Au-delà des risques toxicologiques, l’airfryer modifie profondément le profil nutritionnel des aliments. Une étude de l’Université de Naples, publiée en 2023, a mesuré les teneurs en matières grasses et en vitamines de frites préparées selon différentes méthodes. Les frites à l’airfryer contiennent 70 % moins de matières grasses que les frites traditionnelles, mais conservent 90 % de la vitamine C des pommes de terre crues. Ce double bénéfice — réduction des lipides et préservation des micronutriments — constitue l’argument nutritionnel central de l’appareil.
La préservation des composés antioxydants varie selon le mode de cuisson. Les légumes rôtis à l’airfryer perdent environ 15 % de leurs polyphénols, contre 40 % à l’ébullition. Les polyphénols, des composés végétaux aux propriétés antioxydantes, sont sensibles à la chaleur et à l’eau. La cuisson à air chaud, qui n’immerge pas les aliments, limite leur lessivage dans l’eau de cuisson. Ce constat positionne l’airfryer comme une option intermédiaire entre la vapeur, qui préserve le mieux les polyphénols, et l’ébullition, qui les détruit massivement.
Pour les protéines, la cuisson à air chaud présente également des avantages. Une étude de l’Institut national du cancer, publiée en 2024, a comparé la formation d’amines hétérocycliques (AHC) selon les modes de cuisson des viandes. Ces composés, formés lors de la cuisson à haute température de viandes et de poissons, sont classés cancérogènes probables par le CIRC. La cuisson à l’airfryer réduit leur formation de 30 % par rapport à la cuisson au barbecue, qui expose directement la viande à des flammes et à des fumées.
| Nutriment | Airfryer | Friture | Ébullition | Vapeur |
|---|---|---|---|---|
| Matières grasses (frites) | -70 % vs friture | Base 100 | — | — |
| Vitamine C conservée | 90 % | 60 % | 50 % | 85 % |
| Polyphénols conservés | 85 % | 70 % | 60 % | 90 % |
| Amines hétérocycliques | -30 % vs barbecue | Variable | — | — |
L’airfryer s’inscrit dans une alimentation équilibrée, à condition de varier les modes de cuisson. Aucun appareil ne couvre l’ensemble des besoins nutritionnels : la vapeur reste supérieure pour les légumes, le four pour les viandes en sauce, et l’airfryer excelle pour les aliments qui nécessitent un effet croustillant sans bain d’huile. Cette complémentarité des modes de cuisson constitue la clé d’une alimentation à la fois saine et variée.
Les limites de la cuisson sans huile
La réduction drastique des matières grasses présente un inconvénient méconnu : certaines vitamines liposolubles, comme les vitamines A, D, E et K, nécessitent la présence de lipides pour être absorbées par l’organisme. Une consommation exclusive d’aliments cuits sans huile peut réduire l’assimilation de ces vitamines. L’ajout d’une petite quantité d’huile végétale de qualité, comme l’huile d’olive ou de colza, après cuisson ou en assaisonnement, compense cet effet sans retrouver l’apport calorique de la friture.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un airfryer ?
Un airfryer est un appareil de cuisson qui fait circuler de l’air très chaud à grande vitesse autour des aliments. Ce procédé, appelé cuisson par convection, permet d’obtenir un résultat croustillant avec très peu ou pas d’huile. La marque Philips a popularisé ce type d’appareil dès 2010 sous le nom « Airfryer », désormais utilisé comme terme générique.
Comment fonctionne la cuisson sans huile ?
L’airfryer chauffe l’air à une température comprise entre 80 °C et 200 °C selon les modèles, puis le fait circuler grâce à une turbine. Cette circulation rapide crée un effet de friture : l’humidité en surface s’évapore et les aliments dorent. Une cuillère à café d’huile suffit souvent pour imiter le résultat d’une friteuse traditionnelle.
L’airfryer est-il vraiment meilleur pour la santé qu’une friteuse classique ?
Oui, sur le plan des apports caloriques. Une étude comparative menée par des chercheurs en nutrition indique que la cuisson à air chaud réduit la teneur en matières grasses des aliments frits d’environ 70 à 80 % par rapport à une friture dans l’huile. L’Anses, l’agence nationale française de sécurité sanitaire, rappelle toutefois que la réduction des graisses ne rend pas un aliment sain : tout dépend de ce que l’on y met.
Quels sont les risques liés à la cuisson à l’air chaud ?
Le principal risque concerne la formation d’acrylamide, une substance classée comme cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Elle se forme lorsque des aliments riches en amidon (pommes de terre, pain) sont cuits à plus de 120 °C. L’airfryer n’échappe pas à ce phénomène, mais des températures modérées et des temps de cuisson courts limitent sa production.
L’airfryer émet-il des substances toxiques dans les aliments ?
Les revêtements antiadhésifs de certains modèles contiennent des composés perfluorés (PFOA), désormais interdits en Europe depuis 2020. Les fabricants actuels utilisent des revêtements sans PFOA, mais il est conseillé de vérifier la composition du revêtement avant l’achat. Les marques comme Tefal, Ninja ou Cosori communiquent sur l’absence de ces substances dans leurs gammes récentes.
Peut-on cuire tous les aliments dans un airfryer ?
Non. Les aliments panés ou enrobés de pâte donnent de bons résultats, tout comme les légumes, les viandes et les poissons. En revanche, les aliments à forte teneur en eau (épinards frais, courgettes) cuisent mal et restent mous. Les fromages fondants et les aliments très légers risquent d’être projetés par le flux d’air contre la résistance chauffante.
Quelle température faut-il utiliser pour limiter les risques ?
Pour réduire la formation d’acrylamide, il est recommandé de ne pas dépasser 170 °C pour les pommes de terre et les produits céréaliers. Une cuisson plus longue à température modérée donne un résultat plus uniforme qu’une cuisson brève à haute température. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) conseille par ailleurs de ne pas consommer les parties trop brunies ou carbonisées des aliments.
L’airfryer peut-il remplacer une friteuse pour les personnes au régime ?
Il peut aider à réduire l’apport calorique, mais il ne faut pas le considérer comme un outil minceur. Une portion de frites cuites à l’air chaud contient environ 200 kcal contre 350 kcal pour la même portion frite dans l’huile. L’effet sur le poids dépend de la fréquence d’utilisation et de la nature des aliments cuits.
Comment nettoyer un airfryer sans endommager le revêtement ?
Le panier et la cuve sont généralement compatibles avec le lave-vaisselle, mais un lavage à la main avec une éponge douce préserve mieux le revêtement antiadhésif. Il faut éviter les éponges abrasives et les produits chimiques agressifs qui rayent la surface et peuvent libérer des particules dans les aliments lors des cuissons suivantes. Un nettoyage après chaque usage évite l’accumulation de graisses brûlées.
Existe-t-il des études indépendantes sur les effets des airfryers ?
Des travaux menés par des universités européennes, notamment sur la réduction des composés néoformés, ont été publiés dans des revues comme Food Chemistry et Journal of Food Science. Les résultats convergent sur un point : la cuisson à air chaud génère moins de composés nocifs que la friture traditionnelle, mais davantage que la cuisson vapeur ou à l’eau. Les données restent partielles et ne portent pas sur les effets à long terme.
Quelles précautions prendre lors du premier usage ?
Il est conseillé de faire chauffer l’appareil à vide pendant une dizaine de minutes pour éliminer les odeurs de neuf et les résidus de fabrication. Certains modèles dégagent une légère fumée lors des premières utilisations, ce qui est normal. Pour toute question relative à un modèle précis, renseignez-vous auprès du fabricant ou consultez la notice fournie.
L’airfryer consomme-t-il beaucoup d’électricité ?
Un airfryer consomme entre 1 200 et 2 000 watts selon les modèles, soit moins qu’un four traditionnel (2 000 à 3 000 watts). Le temps de cuisson étant généralement plus court, la consommation par repas reste inférieure à celle d’un four. L’Ademe, l’agence française de la transition écologique, classe ce type d’appareil parmi les petits électroménagers à usage occasionnel.
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