Avant de comparer des modèles, la vraie question est de savoir ce que l’appareil sait
faire. Cinq usages, dont un que personne ne met en avant et qui est pourtant le plus
fréquent — et ce qu’un airfryer ne fera jamais, quel que soit son prix.
Les frites
Le cas d’école, et celui qui décide de l’achat. Des frites maison passent par une précuisson, un filet d’huile et un panier qu’on secoue à mi-cuisson. Le résultat tient de la pomme de terre rôtie plus que de la friture — c’est bon, ce n’est pas identique.
Le poulet
Cuisses et pilons sont ce que l’appareil réussit le mieux : la peau croustille, la chair reste humide. Un poulet entier demande une cuve d’au moins 6 litres, et la plupart des modèles compacts ne le passent pas.
Les légumes
Les légumes racines et les choux s’en sortent très bien avec une cuillère d’huile. Les légumes gorgés d’eau, moins : ils rendent leur jus et cuisent à la vapeur.
Le réchauffage
L’usage le plus sous-estimé, et sans doute le plus fréquent au quotidien : une pizza de la veille ou des panés y retrouvent du croustillant, là où le micro-ondes les ramollit.
Ce qu’il ne fait pas
Pas de pâte liquide — la panure classique œuf-farine coule à travers le panier. Pas de grande quantité d’un coup : la cuve limite, et surcharger empêche l’air de circuler, ce qui donne des aliments mous.
Les comparatifs du secteur annoncent « douze heures de recherche » et « dix produits
testés ». Nous n’avons rien testé, et nous le disons plutôt que de le laisser croire.
Ce que nous apportons est autre chose : un relevé daté, et des classements qui
s’expliquent par un seul critère nommé.